Déjà deux mois. Deux mois que notre quatuor préféré suivaient les cours plus ou moins attentivement et s'amusaient avec une joie qu'on ne leur connaissaient pas.
Ah! Comme il était bon de rester ainsi des heures et des heures au soleil, pourtant étonnant à cette époque de l'année, assis sur un banc du parc...!
Les Serpentards passèrent devant eux. Qu'il était agréable de ne plus entendre leur sarcasme incessant!
Depuis l'exclusion définitive de leur chouchou, comme ils étaient ridicules avec leur embarras et leur malaise! Ils ne savaient plus où se mettre!
Les quatre amis discutaient paisiblement, comme à leur habitude.
- Votre match était vraiment formidable! s'exclama Hermione.
- Oh oui! C'était tellement agréable de vous voir jouer avec autant d'agilité, là-haut! Vous avez vraiment méritez cette victoire contre ces mauviettes de Serpentards!! s'enflamma Ginny, tout en regardant Harry, songeur.
- C'est vrai, j'avoue, j'ai un don... Et vous verrez aux prochains match, je serai encore plus fort!
- Arrête de délirer Ron! Si vous n'aviez pas Harry comme capitaine, vous seriez bien mal! le rabroua la jeune fille de septième année.
- Quoi?! Insinues-tu que je ne suis pas l'élément essentiel de l'équipe? s'énerva le garçon, faussement outré.
Les trois amis rirent avec entrain. Puis il y eut comme un blanc dans la conversation, tous observant Harry, toujours dans ses pensées.
- Je vais partir. Je dois retrouver les Horcr...
- Tais-toi! le coupa Hermione. Ginny est là!
Cette réflexion marqua de stupeur le visage de ses amis. Puis les garçons comprirent.
- Quoi?! Qu'est-ce qui se passe?! réagit l'adolescente concernée.
- Tu peux nous laisser quelques instants s'il-te-plaît?
- Hein?! Et en quel honneur?!
- Ginny, écoutes Harry!
- Ne me parle pas sur ce ton!
- Je suis ton frère!
- Et alors? Tu n' as aucun droit sur moi!
- Ginny, s'il-te-plaît,...
- Toi aussi tu t'y mets!
- Tu es ma meilleure amie! Tu sais que je ne te cache rien... Sauf si ça en vaut la peine... S'il-te-plaît...
- Ne comptez pas sur moi dans les semaines à venir..., grommela la rouquine en s'en allant à contre-coeur, dégoûtée par l'attitude des ses amis.
Il y eu un blanc. Tous étaient gênés par la gaffe d'Harry et désolés d'avoir ainsi rejeté Ginny.
- Je pars le premier Lundi des vacances, dans une semaine. Je vous prends au dépourvu. Mais vous n'êtes pas obligés de venir. Ce sera très risqué, et je ne sait ni où, ni comment chercher.
- Harry,... tu sais très bien que l'on partira avec toi, murmura la jeune fille.
- Je ne veux pas vous forcer. Et je comprendrais si vous ne veniez pas.
-Nous sommes arrivés ici ensemble, avons traversés les épreuves ensemble, et nous repartiront ensemble, résuma Ron.
- Merci...
Un silence de réflexion sur l'ampleur de la tâche tomba.
- Je préviendrai Ginny. Ca sera plus simple, souffla Hermione.
- Je préférerais le faire, si ça ne dérange pas...
- Bien sûr que non Harry! se réjouit son amie.
La dernière semaine passa à une vitesse folle.
Ginny boudait toujours, mais Harry avait tout de même réussi à la prévenir, sans mentionner la raison du départ, bien évidemment.
Le Dimanche arriva enfin. C'était à la fois un moment de soulagement et d'inquiétude pour Hermione : l'attente du voyage se terminait enfin, mais elle angoissait à l'idée déchouer cette mission sollicitée par le regretté Dumbledore...
La jeune femme préparait soucieusement son sac quand une tornade humide de larmes déboula dans sa chambre, renversant sa valise presque bouclée, et tout ce qui se trouvait à portée de main.
- Hermione! Tu n'a pas le droit de m'abandonner! sanglota-t-elle. Ne me laisse pas toute seule ici! Tu n'as pas le droit!
- Ginny, souffla la concernée. Calme-toi.
- Tu ne peux pas partir! geigna la rouquine.
- Viens là, dit son amie en tapotant sa couverture. Viens.
La sixième année obéit tout en reniflant.
- Je ne t'abandonne pas! Tu ne seras pas toute seule, au Terrier. Tes parents et tes frères seront là! Je suis sûre que Fred et George seront ravis de t'embaucher au magasin. Les clients t'adorent déjà! Et tu sais que je vais revenir! Je ne sais pas quand ni comment mais je te jure que tu regretteras de ne pas m'avoir laissée partir! souria-t-elle.
Les deux amies, réconciliées, rirent de tristese avant une longue et difficile épreuve...
Chapitre de transition, pour que l'action arrive enfin!
Je pense avoir écris un peu plus rapidement, logique puisqu'il est plus court!
Et j'ai déjà presque toutes les idées pour la suite!
Ca devrait donc être un peu moins long, si j'ai du temps!
J'espère qu'il vous a plu!